… en raison de l’arrivée d’un bébé lecteur ! A très bientôt !

La bibliothèque publique de Miri dépend de celle de Kuching (voir ce billet). L’architecture du bâtiment est d’ailleurs presque aussi imposante :
Il est situé au milieu d’un grand parc arboré, qui comprend un amphithéâtre extérieur et même une piscine publique (la première que je vois en Malaisie!).
Fondation Bodmer (Cologny, Suisse)
« Pour les archéologues, pour les historiens d’art, pour les papyrologues, pour les médiévistes, pour les spécialistes des littératures française, allemande, anglaise, italienne, espagnole, scandinave, slave et orientales, pour les historiens du droit et des sciences, pour les historiens du livre et de l’écriture… »
Superbe musée à côté de Genève, dont l’architecture a été revue par Mario Botta en 1999 (rénovation d’ailleurs financée par la vente d’un dessin de Michel Ange !!).

Flavius Josèphe, Les Antiquités juives, France, fin 15e siècle (copié sur le ms de la BnF illustré par Jean Fouquet)

Ovide, Les Métamorphoses, Naples, 15e siècle
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Marquis de Sade (dépôt de M. et G. Nordmann), Les cent vingt journées de Sodome, manuscrit autographe écrit en prison à Vincennes (écriture minuscule, à peine lisible !)
Trouvé dans les années 1970 en Egypte, vers Al Minya, et arrivé entre les mains des conservateurs en 2001, en très mauvais état, le Codex Tchacos contient des extraits du fameux “Evangile de Judas”. Les feuillets ont été datés au carbone 14 entre 220 et 340. 16 pages sur les 25 sont à la Fondation Bodmer, les autres sont à Washington.
Il y a longtemps que je connais la Bodmeriana, car un des manuscrits du corpus que j’ai étudié pour ma thèse d’Ecole des Chartes y est conservé : Guiron le Courtois, 15e siècle (Codex Bodmer 96) -mais il n’est pas exposé !
A signaler également : e-codices, la Bibliothèque virtuelle des manuscrits en Suisse, avec actuellement 188 manuscrits (dont 17 de la Fondation Bodmer, et 144 de Saint-Gall) venant de 12 bibliothèques.
La Galerie de Diane (une des bibliothèques de Fontainebleau)
Redécouverte de ce château par une visite insolite et des quelques aspects bibliophiliques, notamment quelques belles reliures 16e et 17e et une des bibliothèques du Château, la Galerie de Diane (visite normalement fermée au public) transformée en bibliothèque sous le Second Empire. En 1806, Napoléon 1er fit venir à Fontainebleau du fonds de la Bibliothèque du Conseil d’Etat aux Tuileries (auparavant celle du Directoire au Palais du Luxembourg) : théologie, jurisprudence, histoire, voyages, littérature, sciences et arts. Ces fonds s’accrurent jusqu’à la fin du Second Empire. Depuis 1870, elle dépend de la Bibliothèque nationale de France. Elle compte 16000 volumes, catalogués dans Bn-Opale Plus (et aussi sur fiches ! voir ci-dessous).
Galerie de Diane.
Catalogue sur fiches rangé dans des boîtes imitant des livres.
Livres évadés
Trouvé à la caisse d’un supermarché de Cesson (77), un livre de Louis Garneray portant cette affichette :
On apprend sur le site que s’inspirant du « bookcrossing », 300 livres (adultes et jeunesse) de la bibliothèque de Savigny-le-Temple ont été « libérés » depuis le Printemps des Poètes. Ils doivent retrouver le chemin des rayons de bibliothèque d’ici le 20 octobre, date de l’inauguration de la nouvelle médiathèque.
Entre temps difficile de les trouver, les lecteurs ayant laissé peu de commentaires sur le site. Pas évident de mesurer le succès de l’opération au vu du site. En tout cas pourquoi pas reprendre une formule qui a fait des émules, plutôt que de regarder le train passer.
Pour moi les vacances sont finies ! Je file à Singapour pour la Conférence internationale sur le Dublin Core et les Métadonnées, et je révise les diapos de mon intervention à la Bibliothèque nationale de Singapour après les 3 jours de conférence…
Je l’attendais depuis le début de l’année et ma visite du “Karnival Buku” ! (billet du 13 février 2007)
115 exposants sur trois étages, beaucoup de monde, des familles entières, un air de fête… Mais je dois avouer que j’ai été déçue, car je n’ai pas fait de grandes découvertes depuis le “Karnival Buku” : toujours des livres scolaires et des livres religieux, Grolier et Reader’s Digest !!

Egypt World Sdn Bhd
Si, j’ai quand même découvert le premier auteur de Malaisie pour la finance, Azizi Ali, et ses best-sellers (« Comment devenir un millionnaire dans l’immobilier ») ; et quelques curiosités comme un jeu de l’oie sur le Coran, ou un Coran multimédia qui a remporté un franc succès :
Plusieurs éditeurs et distributeurs anglo-saxons : Springer, Elzevier, Thomson Gale, Cambridge Press, A to Z, Penguin Books et quelques éditeurs malaisiens intéressants : Pearson Malaysia (niveau universitaire) et Maya Press (nouvelles, poésie, fiction) découverts sur le stand de l’Asean Book Publishers Association.
Penguin Books Malaysia
Dewan Bahasa dan Pustaka (Institut malaisien pour la Langue et la Littérature)
Côté l’édition jeunesse, histoires simplistes et deux tendances pour l’illustration : Disney ou Martine…
Un problème de connexion internet m’empêche de bloguer depuis un mois ! Je n’ai pour l’instant trouvé qu’une solution temporaire, les billets vont donc être postés de manière un peu irrégulière pendant un mois…
La Bibliothèque nationale d’Indonésie est très récente puisqu’elle n’existe en tant que telle que depuis 1980, date de la fusion de 4 bibliothèques de Jakarta : la bibliothèque du Musée national, la bibliothèque d’Histoire, de Politique et de Sciences sociales, la bibliothèque de la municipalité de Jakarta, et la bibliothèque du bureau bibliographique du Centre de Formation des bibliothécaires. Enfin ce n’est qu’en 1989, grâce à une donation de Mme Tien Soeharto (la femme du président), que la bibliothèque nationale a installé ses bureaux dans les bâtiments de l’ancienne école Willem III datant de l’époque coloniale hollandaise, et ses collections dans de nouveaux bâtiments construits sur le même site :
Placée sous la tutelle du Ministère de l’Education nationale, sa mission est de développer une politique nationale des bibliothèques, de guider et de développer tous les types de bibliothèques, de conserver les documents du patrimoine national, et de donner au public l’accès aux collections. Depuis 2001, si elle garde un droit de regard et une mission de coordination, elle n’est plus à la tête des 30 bibliothèques des chefs-lieux des 30 provinces du pays, passées sous l’autorité des provinces, quant aux bibliothèques municipales, elles dépendent des villes elles-mêmes.
Le dépôt légal existe depuis 1990 pour les documents imprimés et audiovisuels (dépôt de 2 exemplaires). Le « National System Library Act » était en cours de formalisation en 2006, « grâce à la miséricorde et l’assistance divine » (cit.).
Les collections comptent aujourd’hui 1,8 million de documents représentant 300000 titres dont 100000 livres anciens (la plupart en hollandais) ; la bibliothèque emploie 800 personnes.
La crise économique des 5 dernières années et son corollaire, la diminution du pouvoir d’achat, ont eu pour conséquence la hausse du nombre des inscrits dans les bibliothèques. En, 2005, il y avait 20000 inscrits à la bibliothèque nationale, dont 80% d’étudiants. Ouverte du lundi au vendredi de 9h à 17h30 (avec une heure de fermeture pour le déjeuner !), et le samedi de 9h à 13h30, elle propose une salle de consultation du catalogue (fiches papier et OPAC, car l’informatisation des collections est en cours : 25% des titres sont présents dans l’OPAC- le SIGB est VTLS), une salle de lecture (les documents sont consultables sur place uniquement, par demande sur fiches, seuls les usuels sont en libre-accès), une salle de lecture des périodiques qui propose un millier de titres :
et dans le hall d’entrée et dans chacune des salles, 2 à 3 bornes d’accès au catalogue et à internet :
Enfin, l’« enfer » de la bibliothèque nationale renferme les livres « qui véhiculent des idées dangereuses », c’est-à-dire communistes !
Une bibliothèque numérique est en cours de création avec numérisation d’imprimés, de manuscrits, et de photographies consultables en PDF sur le site web de la bibliothèque.
Un service de e-bibliobus offrant des accès à internet va être mis en place. Un de ces bus a été « testé » sur le parking de la bibliothèque nationale fin avril. Des bibliobus classiques existent aussi, à raison de 70 déployés sur tout le territoire depuis 2003. A la campagne, il existe aussi des bibliothèques mobiles sous d’autres formes : voitures, camionnettes, motos, vélos, bateaux (« bibliothèques flottantes »)…
Autre point à noter : les efforts de 2005 et 2006 ont porté sur la reconstruction Indeks artikel beranotasi Majalah langkades bibliothèques détruites par le tsunami de décembre 2004 dans la province d’Aceh, avec le soutien des bibliothèques nationales et des associations professionnelles d’Australie, d’Allemagne, de Singapour et de Malaisie. En 2005, la Bibliothèque nationale a d’ailleurs publié un index de tous les articles de périodiques anciens concernant Aceh (Indeks artikel beranotasi majalah langka, Tentang Aceh, ed. Endang Sumarsih Atikah, Bibliothèque nationale d’Indonésie, 2005).