Bibliothèques d’Asie du Sud-Est

Le Blog d’une conservateur en disponibilité devenue pour un temps “travelling librarian”…

Google en Malaisie et Wi-Wi janvier 25, 2008

En ce moment, à défaut de visiter des bibliothèques (je commence à bien connaître les quelques unes qui se trouvent dans un rayon de 300 km !), je lis le journal – dans lequel, après la propagande du parti, entre deux articles sur des accidents de la route ou du traffic d’animaux protégés,on trouve parfois quelques informations intéressantes. Comme par exemple, que le GPS peut être très utile en Malaisie. Oui, les cartes topographiques sont toutes fausses et jamais à jour. Mais ce n’est pas la raison essentielle ! Le GPS peut servir à repérer les “food stalls”, ces stands de brochettes, beignets, riz frit, qu’on trouve un peu partout et dont raffolent les Malaisiens. Je n’y aurais pas pensé comme première nécessité !!

Pour en venir aux bibliothèques, dans le courrier des lecteurs, je lis un long plaidoyer en faveur des bibliothèques, déplorant le manque de moyens des bibliothèques malaisiennes, et notamment de la bibliothèque publique d’une petite ville du Perak. J’imagine qu’elle ressemble à celle de Raub : peu de livres neufs, et tous sens dessus dessous. Il faut dire que l’auteur vient juste de rentrer dans son pays, après 9 ans d’études à l’étranger (situation asssez fréquente ici). Du coup il dit revenir sur son désir de faire des dons de livres à la bibliothèque de sa ville, après avoir vu l’état désastreux dans lequel se trouvent les collections. L’article est illustré avec une photo de bibliothèque, où l’on voit des livres neufs bien rangés, une lectrice blonde et un bébé lecteur roux – ce n’est manifestement pas dans le Perak !

Google en Malaisie : Recherches

En 2007, la recherche la plus fréquente sur Google Malaysia dans la catégorie “célébrités” n’a pas été “Badawi” (le premier ministre, qui n’apparaît pas dans les 10 premiers résultats) mais “Siti Nurhaliza”, la princesse chanteuse de pop malaisienne… Quant aux recherches les plus fréquentes en anglais toutes catégories confondues, le n°1 est Friendster, suivi de Youtube en n°2, puis Myspace, Utusan Malaysia (actualités), Wikipedia, Airasia (compagnie aérienne low cost), Maybank2u (services bancaires) et Jobstreet (offres d’emploi). Pour les recherches en malais, c’est “offres d’emploi” qui vient en premier, suivi de “recettes” et Akademi Fantasia (musique diffusée sur le bouquet de chaînes satellites Astro). Tudou, le Dailymotion en mandarin, est une des recherches qui a vu sa courbe de croissance augmenter le plus rapidement. Dans la catégorie jeux, on note Miniclip, Barbie, Maplesea, Pokemon, Sodoku. Selon le directeur de Google Asie, ces recherches sont représentatives de “l’esprit du temps” en Malaisie… Heureusement ce pays a d’autres facettes qui ne sont pas représentées dans les recherches Google !

Google en Malaisie : ferme de serveurs

La Malaisie serait un des 3 pays d’Asie (avec l’Inde et le Vietnam) susceptible d’héberger la plus grande ferme de serveurs du monde, celle de Google (ferme de serveurs : plusieurs serveurs dédiés à un même type de tâche, avec répartition de charge entre eux, à la fois pour une meilleure performance et en cas de panne). Le Ministre malaisien de l’Innovation aurait hier à Davos parlé à Google qui serait intéressé par des investissements en Malaisie… Il est d’ailleurs prévu que le Premier Minsitre rencontre le PDG de Google durant le forum de Davos. Mais il semblerait que Google ait de fortes exigences (très haut débit, puissance électrique garantie et bon marché, 100 ha de terrain…) qui ont ralenti les pourparlers ! La Malaisie se positionne dans la délocalisation de services… et la présence de Google serait un plus pour son image de marque !

Wi-Fi, WiMax, Wi-Wi…

Malacca vient d’annoncer qu’elle aller équiper la ville du Wi-Fi en couvrant 70% des surfaces habitées notamment les écoles, universités, parcs publics,… Quelques centaines de kilomètres plus loin, d’immenses zones rurales n’ont aucun accès à internet… La solution est peut-être le Wi-Wi, prototype développé en Malaisie, qui utilise à la fois le Wi-Fi et le WiMax.

Schéma d’implantation:

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Le monde des Bots

Je viens de découvrir ce qu’est un bot (logiciel automatique). Un exemple de bot qu’on connaît sans savoir que c’en est un: le moteur de recherche Copernic. Pour en découvrir d’autres (plusieurs centaines !) et leurs différentes fonctionnalités, voir ce lien.

 

Conférence Dublin Core et Métadonnées à Singapour (28-30 août 2007) août 27, 2007

Classé dans : TIC en Malaisie et Singapour — boscaurelie @ 2:03

Je pars dans quelques heures pour cette conférence, peut-être y retrouverai-je quelques collègues français (BnF, INIST, ABES ?) – en tout cas Zahra et Haliza, de la bibliothèque numérique de la BN de Singapour, m’attendent ! Le lendemain de la conférence, je fais un exposé sur mon expérience professionnelle notamment concernant les fonds anciens, pour la BN de Singapour et l’ABF local (LAS). Un seul chiffre (peu significatif, je vous l’accorde) : il y a juste un peu plus de documents à la BN de Singapour qu’à la Médiathèque d’Orléans (sans les bib. de quartier) : 530,000 contre 400,000, tous documents confondus. Mais je ne dirai pas Cocorico – car ici c’est le moment de dire Merdeka ! (Indépendance! 31 août 1957).

A bientôt pour des nouvelles de la Conférence si le programme chargé et le WIFI m’en laissent l’opportunité. A moins que comme l’année dernière, notre collègue Jacques Ducloy (Artist, INIST), ne fasse cela très bien !

 

Bibliothèques et développement durable – Conférence internationale, Sarawak, Malaisie, 12-14 juillet 2007 juillet 19, 2007

Je reviens tout juste de la conférence intitulée « Bibliothèques et développement durable », qui s’est tenue à Kuching (Sarawak, Bornéo, Malaisie). Organisée par la branche sarawakienne de l’association des bibliothécaires de Malaisie (Persatuan Perpustakaan Malaysia, PPM) comme contribution des bibliothécaires aux célébrations du cinquantenaire de l’indépendance de la Malaisie, elle a réuni 160 participants autour de 15 intervenants, 10 venant de Malaisie, et 5 de Thaïlande, Indonésie, Iran, Australie et Etats-Unis.

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Si certaines communications étaient un peu « hors sujet » (le marketing appliqué à la bibliothèque, la norme de description bibliographique RDA, les bibliothèques numériques iraniennes, les facteurs de satisfaction ou non-satisfaction au travail des bibliothécaires dans les BU malaisiennes, les projets de développement durable du Roi de Thaïlande pour l’agriculture), la plupart étaient liées au thème du développement durable et des bibliothèques.

Le rôle de l’IFLA et la déclaration faite lors du Congrès de Glasgow en 2005 sur les bibliothèques et le développement durable ont été rappelés. A propos de l’IFLA, les bibliothécaires malaisiens attendent avec impatience l’annonce (qui sera faite à Durban) de la ville lauréate pour accueillir le Congrès de 2010, car Kuala Lumpur a été retenue avec 2 concurrents : Singapour et Brisbane !

Quelques notes sur les communications qui m’ont le plus intéressée :

Partenariats entre bibliothèques de pays développés et pays en voie de développement
John Hickok (
California State University) a visité pendant un an (2005-2006) des bibliothèques dans 14 pays d’Asie du Sud-Est, afin de mieux évaluer les besoins des étudiants étrangers en matière de recherche (c’est ce type de projet que j’aurais dû proposer au Ministère !). Principaux pays qui affichent clairement une politique de partenariat : Etats-Unis (ALA, Sister Libraries Programme), Royaume-Uni (CILIP, Tsunami Fund), France (ABF, le partenariat de la BM d’Angers et de Bamako a été cité), Australie (ALIA). En 1996, l’IFLA a mis en place une base de données pour faciliter les jumelages entre bibliothèques, qui n’a pas eu le succès escompté. De nombreux exemples de partenariats ont été cités : Association des bibliothèques du Colorado et bibliothèques de Bulgarie (vente d’artisanat bulgare dans le Colorado pour financer l’achat de livres) ; Queens Library, New York, et bibliothèque publique de Shanghai (échanges de professionnels et d’expositions) ; bibliothèques de l’Etat de Victoria, Australie, et bibliothèque publique du Timor Oriental (échange de professionnels et aide financière); association de 6 bibliothèques publiques du Royaume-Uni et de bibliothèques publiques dans 6 pays d’Afrique (critiques de livres lus par des lecteurs des deux continents diffusées en vidéo-conférence) ; université de Curtin, Australie, et université de Jakarta, Indonésie (coopération dans les programmes enseignés et accès à distance aux bases de données de Curtin) ; California State University et Université nationale du Vietnam (échange de professionnels) ; University of Illinois, Etats-Unis, et universités africaines (échanges de documents concernant l’Afrique), etc.

Accès à internet en Malaisie
Deux communications sur ce thème : l’une par Maxis, sponsor de la conférence et opérateur de téléphonie, a rappelé que 85% de la population mondiale n’a pas accès à internet. La Malaisie (26 millions d’habitants) compte 5 millions d’ordinateurs et 13% d’internautes. Maxis a rappelé sa participation aux projets USP (connexion internet dans les bibliothèques rurales, voir la communication de la Bibliothèque du Sarawak au Congrès IFLA 2007, disponible en français
), et a évoqué les « CyberKids Camps » organisés pour initier les enfants des écoles rurales à internet (en 2006, 20 camps, 360 écoles, 100000 participants).

L’autre communication, la plus intéressante du congrès à mes yeux, donnait les grandes lignes d’eBario, projet pilote de l’Université de Sarawak (UNIMAS) avec le soutien du Conseil national malaisien pour les TIC, et du gouvernement canadien. Grâce à ce projet, la petite communauté de Bario (1000 personnes réparties en 12 villages), située sur les hauts plateaux du Sarawak et accessible uniquement par avion, est connectée au téléphone et à internet depuis 2004 (les équipements ont été portés à dos de buffle !). Bario représentait un cas réel de la fracture numérique et de pauvreté en milieu rural. Après deux ans de travail et de réunions avec les communautés locales (chef du village, différents groupes religieux, écoles, etc), et grâce à la volonté et la conviction des habitants, des formations ont eu lieu et les équipements et infrastructures ont été installés. Résultats : ouverture du village au tourisme (multiplication des gîtes, avec chacun leur site web, et possibilité de réserver par courriel), bénéfices pour les restaurateurs, commerçants, limitation de l’exode rural, pour les jeunes, intégration et scolarisation en ville pour les études supérieures plus aisées, meilleure gestion des situations de crise ou d’urgence, etc. En projet : un site internet à la manière d’un wiki, qui permettrait à la communauté locale d’enregistrer par écrit ou sous forme audio et video, son héritage culturel qui est en passe de disparaître (langue, coutumes, musique, médecine traditionnelle) ; la forme du wiki pourrait permettre à des linguistes du monde entier de participer au projet concernant la langue… Une bibliothèque numérique embryonnaire a vu le jour (sous Greenstone), avec par exemple une video d’une vieille dame entonant un chant traditionnel, dont les paroles sont transcrites en kelabit et en anglais. Enfin, une conférence aura lieu du 6 u 8 décembre 2007 : ebario Knowledge Fair ! Coût total d’eBario : 170 000 euros. D’autres projets de ce type devraient être menés en Malaisie sur cet exemple. L’avantage de Bario a été de pouvoir miser sur le tourisme comme point d’accroche…

Réseau de bibliothèques en Indonésie
La ville de Yogyakarta tente depuis 2005 de mettre en réseau ses bibliothèques (1 bibliothèque publique et 11 bibliothèques universitaires), avec une politique d’accès et un serveur informatique communs : Jogja Library For All (JLFA). Les obstacles sont nombreux : dommages dus au séisme de mai 2006, manque de communication au sein des bibliothèques et entre elles, peu de volonté de certains bibliothécaires de partager leurs ressources. Cependant le soutien du gouverneur de la ville, des recteurs des universités et des directeurs des bibliothèques, ainsi que la pression du public, ont abouti au lancement du projet en novembre 2006. La mise en réseau de la bibliothèque publique et de 5 universités en 2007 a eu un impact immédiat : le nombre de connexions aux bases de données est passé de 100000 en 2006 à 400000 eu premier semestre 2007. Voir le catalogue commun ici.

Accès en ligne à la bibliothèque pour les étudiants hors campus en Australie
Susan Roberts, bibliothécaire à Swinburne University of Technology, Melbourne (et en 2005 sur le campus de Swinburne à Kuching), a présenté les défis à relever pour répondre aux besoins d’information des 1200 étudiants qui s’inscrivent chaque semestre à Swinburne dans le cadre du réseau Open University Australia regroupant 7 universités proposant un enseignement à distance sans pré-requis d’âge, de nationalité, ni de formation antérieure. La bibliothèque leur propose pour l’instant un service de référence par courriel ou SMS (et bientôt par messagerie instantanée), un blog d’information et des podcasts, la possibilité d’emprunter des documents (envoi postal), l’accès aux bases de données. Le service sera rapidement amélioré avec l’achat de plus de documents disponibles pour le prêt, l’amélioration du site web, une lettre d’information envoyée chaque semestre aux nouveaux inscrits, et surtout la présence de la bibliothèque sur Blackboard (la plateforme de e-learning), avec la possibilité de contacter la bibliothèque depuis Blackboard, et encore plus UV intégrant un quizz ou des connaissances en maîtrise de l’information. Chouette !

NB : sur ce sujet et le suivant, voir un article à paraître à la fin de l’année dans un n° du BBF consacré à la recherche, suite à mon séjour à Perth (Australie) en décembre 2006…

Réservoirs institutionnels
Des bibliothécaires d’Universiti Technologi Mara, campus du Sarawak, ont présenté leur projet de réservoir institutionnel (réservoir de publications des enseignants et étudiants de l’université). Ce réservoir ne contient pour l’instant que les notices bibliographiques mais proposera bientôt le plein texte. Le bibliothécaire, responsable de la base, doit mettre en place la politique de gestion (quelles métadonnées ? comment gérer les différentes versions d’un même article ?) et de conservation du contenu. S’il est évident qu’un tel réservoir donne de la visibilité à l’université et aux travaux de ses chercheurs, le défi reste de convaincre les auteurs d’y verser leurs travaux… ce qui ne manque pas de soulever le sujet du droit d’auteur, de la reconnaissance des publications en ligne versus publications papier, de la rémunération et de la critique par les pairs… Cette présentation a changé quelques unes de mes idées sur les bibliothèques de Malaisie ! D’autant plus que j’ai appris que le réservoir institutionnel de l’University of Malaya (Kuala Lumpur) avait été inauguré la semaine dernière !

Conclusion
En conclusion des 3 jours de conférence, les points suivants ont été soulignés – la plupart sont valables pour d’autres pays que la Malaisie ! :

  • être imaginatif et proposer des services innovants
  • externaliser à défaut d’obtenir du renfort en personnel
  • définir une politique de numérisation institutionnelle
  • développer des bases de données et numériser dans les “niches” (= ce que ne font pas les prestataires commerciaux)
  • fournir d’excellents services de référence
  • être leader en knowledge management
  • intégrer le e-learning aux pratiques actuelles
  • utiliser des logiciels libres
  • travailler en réseau
  • proposer à l’usager ce qu’il veut : de l’information fiable, gratuite, accessible partout et tout le temps
  • militer contre les droits d’auteur trop longs (en Malaisie, 50 ans après la mort de l’auteur !)
  • et enfin, changer les mentalités des bibliothécaires…

 

Le “code Matrix” avril 15, 2007

Classé dans : TIC en Malaisie et Singapour — boscaurelie @ 1:25

Non, il ne s’agit pas d’un remake d’un fameux livre ou d’un fameux film ou des deux, mais de quelque chose de très sérieux, un code-barres à deux dimensions. Son intérêt ? Il peut contenir beaucoup plus de données qu’un code-barres normal. A quoi peut-il servir dans une bibliothèque ? Un exemple parmi d’autres : vous prenez en photo, avec votre téléphone portable, le code-barres à 2D situé sur une affiche à côté de la boîte de retour automatique à l’extérieur de la bibliothèque, où vous venez de rendre vos livres (vous veniez en effet de recevoir un SMS vous indiquant poliment que si les livres n’étaient pas rendus avant le lendemain, vous auriez 0,15 S$ d’amende par livre et par jour de retard). Vous avez maintenant accès, via leurs URL, aux programmes culturels de bibliothèque et dans les autres établissements culturels de Singapour. Voilà à quoi ressembe un code-barres 2D :

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La bibliothèque nationale de Singapour a récemment mis en place un système similaire mais moins puissant, qui fonctionne avec téléchargement par infra-rouge ou Bluetooth (ici pour obtenir des informations sur l’exposition) :

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Pour revenir au code-barres à 2D, ses applications sont multiples : il permet d’accéder à des ressources web ou multimédia, d’effectuer un paiement, de renvoyer des informations. Il est actuellement utilisé pour les passeports tunisiens, les visas américians, pour la billeterie, notamment celle des compagnies aériennes, et même comme support publicitaire pour des marques de hamburgers (je n’en citerais aucune) ! Une autre application est Semapedia, qui “relie le monde virtuel au monde physique, reliant un espace spécifique avec les informations disponibles sur internet” (en l’occurrence : Wikipedia), grâce à des “Tag-Semapedia, réels liens physiques (hyperliens) lisibles depuis les téléphones cellulaires munis de photo caméra”. Ainsi si vous allez au Palazzo di Città de Turin, vous trouverez un code à 2D : pris en photo avec votre portable, il vous donnera directement accès à l’article Wikipedia correspondant…

Une des idées de la bibliothèque de Singapour est d’utiliser le code à 2D pour délivrer de l’information à un public ciblé, pour obtenir dans un endroit donné l’avis des usagers (“feedback”) et ainsi tester et aider la mise en place de nouveaux services, pour consulter le catalogue (pour cela il y a d’autres solutions, déjà mises en pratique ailleurs). Mais il existe encore quelques obstacles techniques (problèmes de sécurité et manque de standards)…

 

Distributeurs de livres à Singapour mars 20, 2007

Classé dans : TIC en Malaisie et Singapour — boscaurelie @ 11:13

Lors de la Conférences de l’Association des bibliothécaires de Singapour les 27 et 28 janvier dernier, la Bibliothèque nationale de Singapour a présenté son prototype de “distributeur de livres” qui sera installé courant 2007 en plusieurs endroits de la ville (stations de bus, de métro, aéroport, centres commerciaux, HLM, hôpitaux,… : lieux fréquentés mais aussi zones où la population n’a pas accès à la bibliothèque).

Il suffit d’insérer votre carte de lecteur (à Singapour, c’est la carte d’indentité), l’automate vérifie vos droits, vous choisissez dans la centaine de livres “visibles” ou grâce à l’écran de visualisation (“catalogue”) un livre parmi les 200 proposés (sur4 rangées), vous obtenez votre livre et le reçu avec la date de retour. Vous pouvez aussi rendre vos derniers emprunts grâcé à l’automate de prêt-retour placé juste à côté avant de sauter dans le bus. Evidemment tout cela marche grâce à la RFID !

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Avec ce service disponible 24/24h (comme les automates de prêt-retour et paiement d’amendes déjà présents dans la plupart des bibliothèques publiques), la Bibliothèque nationale cherche à rapprocher le livre du lieu de vie et de passage des Singapouriens : “bringing the library closer to you”.

Le choix de livres (et dans un second temps de CD et DVD), est différent selon chaque automate, selon le lieu où il est situé et le public visé : population à faibles revenus, population active, parents et enfants qui ne fréquentent pas la bibliothèque, public empêché ou handicapé, et même “ceux qui ne sont pas intéressés par les bibliothèques” !

J’ai hâte de voir cela fonctionner lors de mon prochain passage à Singapour !

NB: le développeur est la société singapourienne Wavex Technologies.

 

Yahoo! Questions / Réponses en Malaisie mars 15, 2007

Classé dans : TIC en Malaisie et Singapour — boscaurelie @ 4:16

Yahoo! intensifie sa présence dans la région Asie-Pacifique, avec une statégie d’offre de services plus “localisés”. Yahoo! Malaysia (en anglais) est plus récent que Google Malaysia (anglais, malais, tamoul) mais vient d’inaugurer dans le pays – le vingtième à en bénéficier- son service de Questions-Réponses (en anglais). Assez emblématique, la première question, posée lors de l’inauguration à laquelle Yahoo! avait convié un panel de stars locales, celle de la réalisatrice Yasmin Ahmad : “Que pouvons-nous faire pour inspirer et soutenir les jeunes réalisateurs malaisiens ?” (la question aurait pu être posée pour les écrivains)

Pour Yahoo!, 2007 sera aussi l’année de la mise en place de “Panama”, qui devrait lui permettre d’analyser les recherches plus finement afin de proposer des liens publicitaires plus pertinents et par conséquent d’engranger des profits plus importants…

 

RFID : la “Microchip” malaisienne mars 14, 2007

Classé dans : TIC en Malaisie et Singapour — boscaurelie @ 7:51

Toujours à l’affût de technologies qui lui permettraient de prendre une part du marché des TIC (si petite soit-elle!) et de positionner sur la place mondiale son “Multimedia Super Corridor” (un des volets de la Vision 2020, voir le billet précédent), la Malaisie annonce le lancement de la plus petite puce RFID du monde (0,7 x 0,7 mm), baptisée “Malaysia Microchip“.

Le développement de puces RFID a été initié par le gouverment malaisien (il s’agirait du seul pays au monde à avoir eu une telle initiative), en collbaoration avec la société japonaise First Hill Electronic Compagny, à qui le gouvernement a acheté la propriété intellectuelle de la plus petite puce alors sur la marché, en 2003. La première puce malaisienne est née en 2004 ; depuis, d’autres modèles ont vu le jour. Le pays voit un formidable potentiel dans cette petite puce, dont la propriété intellectuelle appartient désormais à la Malaisie, et qu’il peut vendre au monde entier, à un coût des plus bas : 0,0455 € !

Les Malaisiens utilisent aujourd’hui la technologie RFID pour les transports publics (métro de Kuala Lumpur et autoroutes) – et accessoirement pour l’emprunt de livres dans quelques bibliothèques du pays ! Dans le cadre de la rénovation complète du Musée National de Kuala Lumpur, un millier d’objets est en cours d’équipement avec des puces RFID.

Demain, cette technologie sera utilisée pour les certificats de mariage, les cartes de possession d’un véhicule, les billets de banques, les certificats halal, les documents confidentiels du gouvernement, les CD, DVD et VCD -pour combattre la contrefaçon, les tickets d’attente aux guichets des établissements publics-pour mesurer la performance du service rendu!!!, etc.

 

WiFi public et journaux sur téléphones 3G février 26, 2007

Classé dans : TIC en Malaisie et Singapour — boscaurelie @ 8:48

La Malaisie réserve souvent des surprises. Par exemple, je lis dans le journal que la ville de Miri (Sarawak, partie malaisienne de Bornéo, 280 000 habitants, riche de l’industrie du pétrole et de l’huile de palme, mais considérée comme petite ville depuis la Péninsule malaisienne et la capitale), va offrir le WIFI gratuitement à ses habitants – l’objectif est d’équiper au moins 50% des foyers d’ici deux ans, ce qui représente un “grand saut” par rappport 1,3% actuel dans cette zone. Le gouvernement du Sarawak veut rompre la fameuse “fracture numérique” et participer pleinement à la non moins fameuse “économie basée sur le savoir” (K-economy ou Knowledge based economy). Il faut dire que le pays est bien desservi suite les efforts faits depuis 2000 pour transformer le pays en un pays “totalement développé” d’ici 2020 – c’est la “Vision 2020″ de l’ex-premier ministre, le Dr Mahatir.

A propos de WIFI public, à Singapour, la connexion gratuite au réseau de la ville est en cours de déploiement dans les lieux publics, écoles, hôpitaux, cafés, restaurants, etc. Le Projet Wireless@SG consiste en la mise en place de 6000 hot spots entre décembre 2006 et septembre 2007 (+ télévision haute définition d’ici 2010-2012), dans la cadre du plan stratégique « Singapour, nation intelligente 2015 ». Dans le même temps, à 6 fuseaux horaires de là, Paris annonce avoir choisi SFR pour l’installation de 400 hot spots d’ici août 2007, dans les lieux publics municipaux : mairies, espaces verts, maisons des associations et… bibliothèques ! A Singapour les bibliothèques ne sont pas concernées par le projet Wireless, il y a belle lurette qu’elles proposent le WIFI !

Le lendemain, le journal (l’un deux prinicipaux quotidiens en anglais) annonce l’inauguration de son service d’accès à une sélection d’articles consultable sur téléphone 3G (“With you, wherever you go”). Actuellement 80% de la population malaisienne est équipée d’un téléphone portable (contre 82,6% des Français) ! Si 55000 avaient un téléphone 3G en 2005, ce chiffre pourrait s’élever à 2,5 millions en 2010 ! Une semaine plus tôt paraissait dans le Monde un article sur la fin du quotidien papier