Bibliothèques d’Asie du Sud-Est

Le Blog d’une conservateur en disponibilité devenue pour un temps “travelling librarian”…

Reliures des manuscrits malais novembre 3, 2008

Classé dans : bibliothèques publiques en Malaisie, patrimoine — boscaurelie @ 9:29

Je commence tout juste mes investigations sur les reliures de ces manuscrits.  Voici donc quelques notes d’après mes observations et mes lectures (maigre bibliographie sur la codicologie des manuscrits malais !):

Matériaux

Les plus fréquents sont le cuir, le carton et le tissu.

  • Cuir : basane, vache ou chèvre, monté sur ais de carton. Le décor est minimal (décor simple, géométrique, de feuilles et de fleurs, que l’on retrouve sur d’autres supports). Il est peint, estampé à froid, très rarement doré.

Manuscrits à reliure dorée (Bibliothèque Nationale de Malaisie, mss 1720, 1721, 2230, 1713)

  • Tissu : tissu uni, sarong (motifs de carreaux), plus rarement batik (teinture en épargne à la cire fondue) ou songket  (brocard avec fil  d’or ou d’argent qui apparaît en relief).  Techniques et styles permettent parfois d’identifier la provenance du tissu – mais pas nécessairement de la reliure (échanges, commerce).

Reliures de tissu (BN, mss en cours de catalogage)

  • Feuilles contrecollées ou carton
  • Ecorce : moins commune, utilisée en jaquette, en doublure d’une couverture de papier ou de cuir
  • Peau non tannée ou peau brute : rarement utilisée, en jaquette.

Manuscrit de jurisprudence islamique avec jaquette en peau de chèvre, Péninsule malaise, date inconnue (Musée des Arts islamiques).

Dans le monde malais, il semblerait que moins d’importance ait été apportée aux reliures que dans le reste du monde musulman.

Formes

Pour les codices : la reliure à rabat est assez fréquente.

Contenu, usage et possesseur

La reliure est liée:

  • au contenu : un Coran, texte sacré par excellence, est souvent bien relié (et enluminé)
  • à l’usage : les livres d’étude ou de diffusion de l’islam sont des instruments de travail, ils seront reliés simplement
  • au propriétaire, à sa position sociale et ses moyens : Il faut distinguer les manuscrits appartenant aux familles royales, richement reliés, de ceux appartenant aux roturiers,  simplement reliés ou non reliés, probablement par économie de moyens…

Références bibliographiques sur les reliures des manuscrits malais  :

“Covers: the outside story”, in Malay Manuscripts, an introduction, Ros Mahwati Ahmad Zakaria et Latifah Abdul Latif, Islamic Arts Museum Malaysia, 2008, p. 79-83.

M. Plomp, “Traditional  bookbindings from Indonesia”, dans Bijdragen tot de taal- land- en
volkenkunde
, 149 (1993), p. 571-592  (mais traite seulement des reliures en cuir d’Indonésie).

 

Manuscrits malais (2/2) octobre 26, 2008

Classé dans : bibliothèques publiques en Malaisie, patrimoine — boscaurelie @ 9:34

Bibliothèque du Musée des Arts Islamiques

Collections de manuscrits

Seul musée de ce genre en Asie du Sud-Est, le Musée des Arts Islamiques possède environ 1000 manuscrits, et s’est vu confier la garde des 4000 manuscrits du Département pour le Développement de l’Islam en Malaisie (JAKIM). Une galerie du musée est dédiée aux manuscrits, exposés par rotation.

Catalogage

Alors que les manuscrits des collections propres du Musée sont relativement bien documentés, ceux du JAKIM le sont beaucoup moins, même si tous sont brièvement décrits dans la base de données des collections du musée.

Leur catalogage précis est en cours : un millier a déjà été décrit sous forme papier. La moitié de la collection devrait être décrite d’ici fin 2008, par 3 bibliothécaires. Tous les manuscrits du JAKIM concernent de près ou de loin l’islam, sont écrits en arabe ou en jawi et proviennent de Malaisie. La plupart sont du 19ème siècle, quelques uns seulement datent du 18ème (provenance de Patani).

Les manuscrits des collections propres du Musée ont des provenances plus diverses : Chine,  Asie du Sud Est, Turquie, Afrique, …

Aucun des manuscrits n’est microfilmé ni numérisé.  La biblitohèque a d’autres priorités, notamment la numérisation d’une collection d’ouvrages imprimés sur les céramiques islamiques.

Conservation

Le Musée des Arts Islamiques dispose d’un récent atelier de conservation-restauration qui traite tous les matériaux (voir billet précédent).

Histoire du livre

La directrice de la bibliothèque a suivi il y a quelques années un séminaire de 3 semaines sur l’histoire du livre et le catalogage des manuscrits d’Asie du Sud Est à l’Université Islamique Internationale, dont François Déroche était un des animateurs. Contrairement au monde persan ou turc, le monde malais semble assez peu étudié du point de vue de l’histoire du livre.

Autres collections

La bibliothèque comporte 10000 volumes sur les arts et la culture islamiques. Anecdote : les acquisitions  en provenance de pays étrangers se heurtent parfois à la censure de l’Internal Security Department, certaines publications étant jugées non conformes à l’interprétation du Coran telle qu’elle est admise en Malaisie…

Le SIBG utilisé est ILMU (module acquisitions, catalogage, prêts), utilisé dans la plupart des bibliothèques publiques de Malaisie, développé par un fournisseur local ; il n’a pas encore de version en ligne.

La bibliothèque (5 bibliothécaires) est ouverte uniquement sur rendez-vous, du lundi au vendredi de 10h à 17h. Le cadre est magnifique, le confort optimal, et le silence assuré…

Une ressource intéressante : le site web de l’Islamic Manuscript Association dont le siège est à Cambridge.

 

Manuscrits malais (1/2) octobre 15, 2008

Classé dans : bibliothèques publiques en Malaisie, patrimoine — boscaurelie @ 11:16

J’avais déjà défriché le sujet dans un précédent billet et surtout dans quelques pages écrites à l’occasion d’un colloque en 2006.

Je suis depuis retournée à la pêche aux informations… à leur source, c’est-à-dire à la Bibliothèque nationale de Malaisie et au Musée des Arts Islamiques. Voici donc une mise à jour sur les deux principales institutions qui conservent des manuscrits malais en Malaisie.

Bibliothèque nationale de Malaisie – Centre des manuscrits malais (créé en 1985)

Acquisitions

  • manuscrits malais = en langue malaise (lingua franca de l’archipel Indonésie / Malaisie et même au-delà), écrite en jawi (alphabet arabe avec des emprunts aux alphabets perse et ourdou)
  • collection de 4400 manuscrits à ce jour (“la plus grande collection mondiale”, enfin cela semble normal !)
  • en 2007, 53 manuscrits malais ont été acquis pour une valeur de 60000 euros (ça ne fait pas cher du manuscrit!)
  • rares achats en vente publique  (un Coran illuminé de l’Etat de Terrenganu acheté chez Sotheby’s en 1984)
  • la plupart sont acquis auprès d’individuels ou de libraires en Malaisie, Indonésie (notamment Aceh), Australie…
  • acquisition de microfilms des manuscrits conservés dans d’autres collections, à ce jour :
  • 773 microfilms de manuscrits conservés dans des bibliothèques étrangères (dont 166 à la BnF),
  • 161 microfilms de manuscrits conservés en Malaisie (Musée du Kelantan, Musée du Sarawak, University Malaya, Institut de la langue et de la littérature, individuels).

On regrettera que quasiment aucun manuscrit provenant des collections privées des sultans des différents états de Malaisie n’ait été proposé ni même signalé à la Bibliothèque nationale – le cas de l’Hikayat Hang Tuah (ms 1713) acheté en 1992 à une famille royale de l’État de Kelantan est une exception. Il a depuis été inscrit au registre Mémoire du Monde de l’Unesco avec deux autres manuscrits.

Hikayat Hang Tuah

Personnel

  • une directrice qui gère aussi le Département des Malaysiana
  • 4 bibliothécaires : une chargée des acquisitions, une des renseignements aux lecteurs et des recherches, une des publications et de la communication, une de la documentation et du catalogage.

Cataloguage

  • notices détaillées dans les catalogues papier bisannuels (5 éditions, celle de 2008 décrira les manuscrits jusqu’à la cote 3986),
  • notices abrégées dans le catalogue en ligne (mots matières de la Bibliothèque du Congrès et règles AACR2).
  • Union Catalogue of Malay Manuscripts :  consultable sur place uniquement, il reprend les notices de tous les manuscrits malais conservés dans le monde

Manuscrit de la Bibliothèque Nationale en cours de catalogage

Microfilmage et numérisation

813 manuscrits des collections ont été microfilmés à ce jour (à terme tous devraient l’être) et environ 500 manuscrits ont été numérisés et décrits brièvement avec des métadonnées maison basées sur le Dublin Core. Ils ont été mis en ligne en 2003 (Online Malay Manuscripts Portal) lors de l’Organisation de la Conférence Islamique (OIC) conjointement avec l’ouverture de la Bibliothèque numérique islamique internationale. Mais pour des raisons techniques, le site ne fonctionne plus depuis plus de deux ans !!

L’unité mobile de microfilmage est déployée pour des opérations de microfilmage hors les murs. Ainsi au printemps 2008, une équipe de la Bibliothèque nationale et de l’Université Malaya a passé deux semaines à Buton en Indonésie pour microfilmer et conditionner une collection privée de manuscrits malais. Il faudra que je me renseigne pour savoir si cela entre dans le cadre du projet Endangered Archives de la British Library / Arcadia : “Locating, documenting and digitising : the endangered manuscripts of the legacy of the Sultanate of Buton, South-Eastern Sulawesi Province, Indonesia“, dirigé par Mr S. Suryadi, Leiden University (29420 £ pour 14 mois). A noter aussi : le projet “Riau Manuscripts, the gateway to the Malay intellectual world“.

Recherche

La Bibliothèque nationale essaie d’encourager les recherches sur les manuscrits malais. Un “Guest Scholar Programme” a été créé, qui prend en charge la publication des recherches, sous certaines conditions.

Conservation

Le Service de conservation et de restauration de la Bibliothèque nationale  effectue des opérations de dépoussiérage, gommage, désacidification (une des principales causes de destruction des manuscrits est l’acidité du papier), doublage, comblage des déchirures, reliure. A lire dans un prochain billet…

Manuscrits 2619 et 219, Bibliothèque Nationale de Malaisie

 

Bibliothèque Nationale de Malaisie : atelier de conservation / restauration septembre 24, 2008

Classé dans : bibliothèques publiques en Malaisie, conservation, patrimoine — boscaurelie @ 8:32

Les manuscrits malais sont fragiles : papiers et encres acides, cahiers parfois non reliés.

Le Département de la Conservation de la Bibliothèque Nationale de Malaisie a été créé depuis 1979, pour préserver et restaurer les collections patrimoniales : manuscrits malais, livres anciens, documents déposés dans le cadre du dépôt légal (depuis 1966).

Restauration:

  • fumigation : chaque document qui entre dans les collections subit une fumigation (prestataire externe).
  • nettoyage (gommage) 
  • pagination (pas d’estampillage)
  • test du PH et si nécessaire, désacidification en milieu non-acqueux (méthanol + hydroxyde de barium) pour les manuscrits, et en milieu acqueux pour les livres imprimés (carbonate de magnésium  + dioxyde de carbone)
  • doublage : encollage de la feuille de papier japon posée sur la page de manuscrit avec de la carboxy-méthylcellulose, au travers d’un écran en polyester
  • séchage
  • mise sous presse
  • détourage au cutter
  • autre alternative : comblage machine (table aspirante) si l’état du manuscrit le supporte (!)

Ensuite les pages sont massicotées et le tout est relié… On est plutôt loin de l’aspect initial du manuscrit ! :(

Alors que le discours du chef-restaurateur (enfin ce que j’en ai compris !) est que tous les manuscrits un peu abîmés subissent ce traitement, celui des bibliothécaires (même remarque) est que ce sort est réservé aux seuls manuscrits en très mauvais état…

Les livres imprimés du 19e dont le papier est cassant sont doublés avec du “Crompton tissue ” (à base de PVA, encollage au fer à repasser).

Istituto Centrale di Patologia del Libro : Carlo Federici est venu en 2000, et a introduit les techniques de restauration aujourd’hui utilisées (à la place du doublage des manuscrits avec de la soie et de la reliure systématique des manuscrits non reliés). Des experts de Corée, d’Allemagne et de Russie sont également venus partager leur savoir-faire.

Contrôle climatique : la stabilité du taux d’humidité est peu aisée à obtenir sous un climat tropical… Aussi des déshumidificateurs mobiles sont utilisés ponctuellement dans les réserves pour suppléer les climatiseurs. Des sachets de gel de silice sont placés tous les 30 cm2 et régulièrement changés. Les thermohygrographes sont surveillés de près, notamment après une forte pluie.

Conditionnement : Des boîtes et des pochettes en matériaux neutres sont utilisées pour conditionner les manuscrits, qui sont rangés à plat sur les étagères.

Le Département de la Conservation compte 33 personnes, dont 22 restaurateurs, qui ont été formés aux Archives Nationale de Malaisie, en Allemagne ou en Inde pour certains. Il joue un rôle de conseil et de formation auprès des biblitohèques publiques de Malaisie, et d’information : deux fois par semaine, il reçoit la visite d’élèves de Kuala Lumpur et des environs !

 

Evénements bibliothéconomiques en Malaisie et dans la région avril 28, 2008

Classé dans : bibliothèques publiques en Malaisie, bibliothèques à Singapour — boscaurelie @ 6:29

A Kuala Lumpur, du 21 au 27 juillet : 16th International Congress on Archives: Archives, Governance and Development : Mapping Future Society.

Toujours à Kulala Lumpur, du 25 au 27 novembre : World Congress of Muslim Librarians and Information Scientists (COMLIS).

… presque de quoi se consoler que Kuala Lumpur n’ait pas été choisie pour accueillir l’IFLA en 2010 !

et aussi : encore à Kuala Lumpur, Asia-Pacific Conference on Children’s Book Publishing 2008, organisée du 1er au 3 juillet par MbBy,  section malaisienne de l’IBBY.

A Canberra, Australie, du 23 au 25 juillet : 5th AICCM Symposium(Australian Institute for the Conservation of Cultural Material) on Book, Paper and Photographic Materials.

A Singapour, la semaine prochaine : “Innovate to serve”, la conférence annuelle de l’Association des bibliothécaires de Singapour (LAS).

 

Google en Malaisie et Wi-Wi janvier 25, 2008

En ce moment, à défaut de visiter des bibliothèques (je commence à bien connaître les quelques unes qui se trouvent dans un rayon de 300 km !), je lis le journal – dans lequel, après la propagande du parti, entre deux articles sur des accidents de la route ou du traffic d’animaux protégés,on trouve parfois quelques informations intéressantes. Comme par exemple, que le GPS peut être très utile en Malaisie. Oui, les cartes topographiques sont toutes fausses et jamais à jour. Mais ce n’est pas la raison essentielle ! Le GPS peut servir à repérer les “food stalls”, ces stands de brochettes, beignets, riz frit, qu’on trouve un peu partout et dont raffolent les Malaisiens. Je n’y aurais pas pensé comme première nécessité !!

Pour en venir aux bibliothèques, dans le courrier des lecteurs, je lis un long plaidoyer en faveur des bibliothèques, déplorant le manque de moyens des bibliothèques malaisiennes, et notamment de la bibliothèque publique d’une petite ville du Perak. J’imagine qu’elle ressemble à celle de Raub : peu de livres neufs, et tous sens dessus dessous. Il faut dire que l’auteur vient juste de rentrer dans son pays, après 9 ans d’études à l’étranger (situation asssez fréquente ici). Du coup il dit revenir sur son désir de faire des dons de livres à la bibliothèque de sa ville, après avoir vu l’état désastreux dans lequel se trouvent les collections. L’article est illustré avec une photo de bibliothèque, où l’on voit des livres neufs bien rangés, une lectrice blonde et un bébé lecteur roux – ce n’est manifestement pas dans le Perak !

Google en Malaisie : Recherches

En 2007, la recherche la plus fréquente sur Google Malaysia dans la catégorie “célébrités” n’a pas été “Badawi” (le premier ministre, qui n’apparaît pas dans les 10 premiers résultats) mais “Siti Nurhaliza”, la princesse chanteuse de pop malaisienne… Quant aux recherches les plus fréquentes en anglais toutes catégories confondues, le n°1 est Friendster, suivi de Youtube en n°2, puis Myspace, Utusan Malaysia (actualités), Wikipedia, Airasia (compagnie aérienne low cost), Maybank2u (services bancaires) et Jobstreet (offres d’emploi). Pour les recherches en malais, c’est “offres d’emploi” qui vient en premier, suivi de “recettes” et Akademi Fantasia (musique diffusée sur le bouquet de chaînes satellites Astro). Tudou, le Dailymotion en mandarin, est une des recherches qui a vu sa courbe de croissance augmenter le plus rapidement. Dans la catégorie jeux, on note Miniclip, Barbie, Maplesea, Pokemon, Sodoku. Selon le directeur de Google Asie, ces recherches sont représentatives de “l’esprit du temps” en Malaisie… Heureusement ce pays a d’autres facettes qui ne sont pas représentées dans les recherches Google !

Google en Malaisie : ferme de serveurs

La Malaisie serait un des 3 pays d’Asie (avec l’Inde et le Vietnam) susceptible d’héberger la plus grande ferme de serveurs du monde, celle de Google (ferme de serveurs : plusieurs serveurs dédiés à un même type de tâche, avec répartition de charge entre eux, à la fois pour une meilleure performance et en cas de panne). Le Ministre malaisien de l’Innovation aurait hier à Davos parlé à Google qui serait intéressé par des investissements en Malaisie… Il est d’ailleurs prévu que le Premier Minsitre rencontre le PDG de Google durant le forum de Davos. Mais il semblerait que Google ait de fortes exigences (très haut débit, puissance électrique garantie et bon marché, 100 ha de terrain…) qui ont ralenti les pourparlers ! La Malaisie se positionne dans la délocalisation de services… et la présence de Google serait un plus pour son image de marque !

Wi-Fi, WiMax, Wi-Wi…

Malacca vient d’annoncer qu’elle aller équiper la ville du Wi-Fi en couvrant 70% des surfaces habitées notamment les écoles, universités, parcs publics,… Quelques centaines de kilomètres plus loin, d’immenses zones rurales n’ont aucun accès à internet… La solution est peut-être le Wi-Wi, prototype développé en Malaisie, qui utilise à la fois le Wi-Fi et le WiMax.

Schéma d’implantation:

wi-wi.jpg

Le monde des Bots

Je viens de découvrir ce qu’est un bot (logiciel automatique). Un exemple de bot qu’on connaît sans savoir que c’en est un: le moteur de recherche Copernic. Pour en découvrir d’autres (plusieurs centaines !) et leurs différentes fonctionnalités, voir ce lien.

 

Bibliothèque publique de Kota Bahru octobre 24, 2007

Classé dans : bibliothèques publiques en Malaisie — boscaurelie @ 9:45

Visite édifiante que celle de la bibliothèque publique de Kota Bahru, 100 000 habitants, “ville de l’islam” (“Kota Bahru Bandar Raya Islam”), capitale de l’Etat du Kelantan (1 million d’habitants – seul état de Malaisie dirigé par le parti islamiste d’opposition, le PAS, depuis 1990). Le bâtiment n’est pas très engageant :

kb1.jpg , les collections le sont encore moins :

kb-livresenfants1.jpg (ici les livres pour enfants en malais).

Rien de mieux du côté des livres pour enfants en anglais – j’ai pourtant été attirée par “Enjoy reading”, dont le plus récent des exemplaire date de … 1969.

kb-enfants2.jpg Cela vous donne envie de lire ?

Les seuls livres neufs (= de moins de 10 ans) de la bibliothèque sont ceux du Lincoln Corner (donnés dans les bibliothèques régionales de Malaisie par l’Ambassade des Etats-Unis (!) ), ainsi que quelques périodiques américains. Comme ils ne peuvent pas être empruntés, ces documents sont toujours en bon état !

kb-lincoln-corner.jpg Lincoln Corner

Ah j’oubliai, il y a aussi quelques livres donnés par l’Asia Foundation. J’ai aussi vu d’autres livres neufs dans le bureau du bibliothécaire, mais ils étaient destinées pour la plupart aux 9 bibliothèques du Kelantan pour lesquelles la bibliothèque de Kota Bahru est tête de réseau.

Cela dit, je dois reconnaître que tout est bien rangé dans cette bibliothèque (ce n’est pas le cas si souvent), mais je n’ai pas vu beaucoup de lecteurs…

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De toute façon, si vous vouliez aller à la bibliothèque pour autre chose que lire ou emprunter des livres, n’y pensez-plus ! Garçons et filles sont priés de s’asseoir chacun de leur côté. Vous pourrez toujours vous croiser dans les rayons…

La bibliothèque est ouverte tous les jours sauf le vendredi (équivalent du dimanche dans cet Etat) de 9h à 17h. En dehors des horaires d’ouverture, vous pouvez même déposer vos livres dans les boîtes de retour.

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La bibliothèque de Kota Bahru dessert par bibliobus les zones qui n’ont pas de bibliothèque. L’un est consacré au multimédia (à droite), l’autre aux livres et magazines (à gauche) et s’arrête à chaque station deux fois par mois.

kb-bibliobus1.jpg kb-bibliobus2.jpg

Je n’ai pas vu d’ordinateur en accès public dans la bibliothèque mais j’ai dû manquer la salle multimédia avec 12 ordinateurs, mentionnée sur le site web (qui donne en page d’accueil les heures des prières du jour), proposant OPAC web et bibliothèque numérique (articles de journaux locaux numérisés). Comme dans toutes les bibliothèques de Malaisie, les inscrits ont accès sur place ou via le site web aux 10 bases de données de Mylib. Le bâtiment est équipé en WIFI.

Intéressant aussi de voir comment le politique et le religieux s’immiscent dans la vie quotidienne. Je ne prendrai qu’un exemple qui concerne la bibliothèque : un dépliant de la Ville, vantant les bienfaits de la lecture, extraits du Coran à l’appui…

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PS: Je ne résiste pas à livrer un détail amusant : la plage de Kota Bahru a été renommée par le sultan “Plage au clair de lune”. Elle s’appelait la “Plage de l’amour passionné”…

 

Bibliothèque de l’Université de Sarawak, Malaisie (UNIMAS) juillet 26, 2007

Classé dans : bibliothèques publiques en Malaisie — boscaurelie @ 1:58

Conçue par un architecte japonais, la bibliothèque a ouvert ses portes en 2006, sur un campus de 8000 étudiants.

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Entièrement équipée RFID (portiques et automates 3M), elle compte 120000 livres, 1000 titres de périodiques papier, et propose l’accès à 18000 journaux électroniques. Grâce à une rotation des équipes (11 bibliothécaires et 50 autres personnes), elle est ouverte jusqu’à minuit en semaine, jusqu’à 23h le week-end, avec une salle de lecture accessible tous les jours 24h/24.

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Le « Smart Reference Desk » (« bureau d’information futé ») sur le site web permet de poser des questions aux bibliothécaires et de consulter une FAQ. Au début de chaque semestre, les ressources de la bibliothèque sont présentées aux, et deux fois par semaine, ils ont la possibilité de suivre à la bibliothèque des cours en maîtrise de l’information, déclinés en différents modules.

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Le prêt entre bibliothèques (entendu comme concernant les documents qui ne sont ni en Malaisie ni à Singapour) est proposé gratuitement par ARTel, service payant de la British Library.

cais5.jpgEspace détente avec télevision (chaînes satellite), livres de fiction et canapés

 

Bibliothèque publique de l’Etat de Sarawak, Bornéo, Malaisie juillet 26, 2007

Classé dans : bibliothèques publiques en Malaisie — boscaurelie @ 1:46

Inauguré en 1999, cet immense et imposant bâtiment est situé entre la grande mosquée et le golf, au milieu d’un grand parc et dominant un lac…

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Dommage qu’il soit situé un peu loin du centre ville – mais étant donné la vitesse d’extension de la ville, le centre sera bientôt là. Contrairement aux autres bibliothèques régionales de Malaisie (comme celle de Shah Alam, voir le billet du 24 juin), la bibliothèque de Sarawak n’a qu’une seule bibliothèque dans son réseau (Miri). Les 23 autres bibliothèques du Sarawak sont placées sous l’autorité des conseils municipaux – héritage historique du Sarawak, conquête des « Rajahs Blancs », qui n’a rejoint la fédération de Malaisie qu’en 1963, et dont le régime législatif est différent – mais bénéficient des programmes menés dans leurs locaux par la bibliothèque du Sarawak, et de son expertise – voir à leur sujet le texte présenté à l’IFLA 2007 sur la connexion à internet dans les bibliothèques rurales (disponible en français).

Les grands espaces semblent manquer de lecteurs (70 entrées par jour en moyenne basse) mais il paraît que la bibliothèque est pleine les week-ends (ouverture du lundi au dimanche de 11h à 19h – l’ouverture jusqu’à 22h a été récemment abandonnée faute de moyens, et peut-être de lecteurs ?), avec 40000 inscrits (pour 500000 habitants). Le bâtiment est agréable et fonctionnel, avec connexion WIFI, les livres sont neufs et bien rangés, le patrimoine (un peu maigre) est bien mis en valeur et préservé (je note l’utilisation de cote sur film transparent insérées dans les pages du livre, peut-être pas en mylar ou en melinex mais toujours mieux que de coller la cote au dos !).

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A la manière de Singapour, la bibliothèque propose un « Business Information Center » où le service de recherche bibliographique est facturé 6,50 € l’heure. Le centre gère un annuaire des entreprises locales.

Ressources en ligne (projet en cours):

  • Aviola : émissions de télévision sur l’histoire, la géographie et la science ; vidéo et musique des groupes ethniques du Sarawak
  • Sarawakiana : « fonds local » numérisé
  • E-newpapers : articles des journaux locaux scannés et indexés
  • Genie : FAQ sur l’histoire locale et autres
  • Réservoir des auteurs du Sarawak : auteurs locaux et leurs publications
  • Esther (payant): ebooks, périodiques en ligne, bases de données.

Pour les jeunes, un espace assez agréable, bien qu’avec très peu de documents…

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Pour les plus jeunes, des ordinateurs avec des jeux, l’Encyclopédie Disney, et deux rayonnages de livres.

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J’ai bien aimé le concept du « Coffee Corner » : vous pouvez vous installer poser vos questions (bibliographiques) au bibliothécaire autour d’un café, ou bien suivre une introduction aux ressources de la bibliothèque (du lundi au vendredi de 14h à 15h), puis prendre un petit café offert par la maison.

Touche d’humour (sur un sujet plutôt sérieux en Malaisie) : pour fréquenter la bibliothèque, vous êtes tenu(e) de respecter les règles suivantes (c’est le cas dans toutes les bibliothèques de Malaisie) :

“1. Porter une tenue propre et décente.
1.1. Jupes et shorts doivent avoir une longueur décente.
1.2. Tongs, pantalons moulants, robes sans manches et jeans déchirés sont interdits.
1.3. Les personnes qui ne répondent pas aux règles ci-dessus peuvent porter une blouse qui leur sera fournie.”

 

Bibliothèques et développement durable – Conférence internationale, Sarawak, Malaisie, 12-14 juillet 2007 juillet 19, 2007

Je reviens tout juste de la conférence intitulée « Bibliothèques et développement durable », qui s’est tenue à Kuching (Sarawak, Bornéo, Malaisie). Organisée par la branche sarawakienne de l’association des bibliothécaires de Malaisie (Persatuan Perpustakaan Malaysia, PPM) comme contribution des bibliothécaires aux célébrations du cinquantenaire de l’indépendance de la Malaisie, elle a réuni 160 participants autour de 15 intervenants, 10 venant de Malaisie, et 5 de Thaïlande, Indonésie, Iran, Australie et Etats-Unis.

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Si certaines communications étaient un peu « hors sujet » (le marketing appliqué à la bibliothèque, la norme de description bibliographique RDA, les bibliothèques numériques iraniennes, les facteurs de satisfaction ou non-satisfaction au travail des bibliothécaires dans les BU malaisiennes, les projets de développement durable du Roi de Thaïlande pour l’agriculture), la plupart étaient liées au thème du développement durable et des bibliothèques.

Le rôle de l’IFLA et la déclaration faite lors du Congrès de Glasgow en 2005 sur les bibliothèques et le développement durable ont été rappelés. A propos de l’IFLA, les bibliothécaires malaisiens attendent avec impatience l’annonce (qui sera faite à Durban) de la ville lauréate pour accueillir le Congrès de 2010, car Kuala Lumpur a été retenue avec 2 concurrents : Singapour et Brisbane !

Quelques notes sur les communications qui m’ont le plus intéressée :

Partenariats entre bibliothèques de pays développés et pays en voie de développement
John Hickok (
California State University) a visité pendant un an (2005-2006) des bibliothèques dans 14 pays d’Asie du Sud-Est, afin de mieux évaluer les besoins des étudiants étrangers en matière de recherche (c’est ce type de projet que j’aurais dû proposer au Ministère !). Principaux pays qui affichent clairement une politique de partenariat : Etats-Unis (ALA, Sister Libraries Programme), Royaume-Uni (CILIP, Tsunami Fund), France (ABF, le partenariat de la BM d’Angers et de Bamako a été cité), Australie (ALIA). En 1996, l’IFLA a mis en place une base de données pour faciliter les jumelages entre bibliothèques, qui n’a pas eu le succès escompté. De nombreux exemples de partenariats ont été cités : Association des bibliothèques du Colorado et bibliothèques de Bulgarie (vente d’artisanat bulgare dans le Colorado pour financer l’achat de livres) ; Queens Library, New York, et bibliothèque publique de Shanghai (échanges de professionnels et d’expositions) ; bibliothèques de l’Etat de Victoria, Australie, et bibliothèque publique du Timor Oriental (échange de professionnels et aide financière); association de 6 bibliothèques publiques du Royaume-Uni et de bibliothèques publiques dans 6 pays d’Afrique (critiques de livres lus par des lecteurs des deux continents diffusées en vidéo-conférence) ; université de Curtin, Australie, et université de Jakarta, Indonésie (coopération dans les programmes enseignés et accès à distance aux bases de données de Curtin) ; California State University et Université nationale du Vietnam (échange de professionnels) ; University of Illinois, Etats-Unis, et universités africaines (échanges de documents concernant l’Afrique), etc.

Accès à internet en Malaisie
Deux communications sur ce thème : l’une par Maxis, sponsor de la conférence et opérateur de téléphonie, a rappelé que 85% de la population mondiale n’a pas accès à internet. La Malaisie (26 millions d’habitants) compte 5 millions d’ordinateurs et 13% d’internautes. Maxis a rappelé sa participation aux projets USP (connexion internet dans les bibliothèques rurales, voir la communication de la Bibliothèque du Sarawak au Congrès IFLA 2007, disponible en français
), et a évoqué les « CyberKids Camps » organisés pour initier les enfants des écoles rurales à internet (en 2006, 20 camps, 360 écoles, 100000 participants).

L’autre communication, la plus intéressante du congrès à mes yeux, donnait les grandes lignes d’eBario, projet pilote de l’Université de Sarawak (UNIMAS) avec le soutien du Conseil national malaisien pour les TIC, et du gouvernement canadien. Grâce à ce projet, la petite communauté de Bario (1000 personnes réparties en 12 villages), située sur les hauts plateaux du Sarawak et accessible uniquement par avion, est connectée au téléphone et à internet depuis 2004 (les équipements ont été portés à dos de buffle !). Bario représentait un cas réel de la fracture numérique et de pauvreté en milieu rural. Après deux ans de travail et de réunions avec les communautés locales (chef du village, différents groupes religieux, écoles, etc), et grâce à la volonté et la conviction des habitants, des formations ont eu lieu et les équipements et infrastructures ont été installés. Résultats : ouverture du village au tourisme (multiplication des gîtes, avec chacun leur site web, et possibilité de réserver par courriel), bénéfices pour les restaurateurs, commerçants, limitation de l’exode rural, pour les jeunes, intégration et scolarisation en ville pour les études supérieures plus aisées, meilleure gestion des situations de crise ou d’urgence, etc. En projet : un site internet à la manière d’un wiki, qui permettrait à la communauté locale d’enregistrer par écrit ou sous forme audio et video, son héritage culturel qui est en passe de disparaître (langue, coutumes, musique, médecine traditionnelle) ; la forme du wiki pourrait permettre à des linguistes du monde entier de participer au projet concernant la langue… Une bibliothèque numérique embryonnaire a vu le jour (sous Greenstone), avec par exemple une video d’une vieille dame entonant un chant traditionnel, dont les paroles sont transcrites en kelabit et en anglais. Enfin, une conférence aura lieu du 6 u 8 décembre 2007 : ebario Knowledge Fair ! Coût total d’eBario : 170 000 euros. D’autres projets de ce type devraient être menés en Malaisie sur cet exemple. L’avantage de Bario a été de pouvoir miser sur le tourisme comme point d’accroche…

Réseau de bibliothèques en Indonésie
La ville de Yogyakarta tente depuis 2005 de mettre en réseau ses bibliothèques (1 bibliothèque publique et 11 bibliothèques universitaires), avec une politique d’accès et un serveur informatique communs : Jogja Library For All (JLFA). Les obstacles sont nombreux : dommages dus au séisme de mai 2006, manque de communication au sein des bibliothèques et entre elles, peu de volonté de certains bibliothécaires de partager leurs ressources. Cependant le soutien du gouverneur de la ville, des recteurs des universités et des directeurs des bibliothèques, ainsi que la pression du public, ont abouti au lancement du projet en novembre 2006. La mise en réseau de la bibliothèque publique et de 5 universités en 2007 a eu un impact immédiat : le nombre de connexions aux bases de données est passé de 100000 en 2006 à 400000 eu premier semestre 2007. Voir le catalogue commun ici.

Accès en ligne à la bibliothèque pour les étudiants hors campus en Australie
Susan Roberts, bibliothécaire à Swinburne University of Technology, Melbourne (et en 2005 sur le campus de Swinburne à Kuching), a présenté les défis à relever pour répondre aux besoins d’information des 1200 étudiants qui s’inscrivent chaque semestre à Swinburne dans le cadre du réseau Open University Australia regroupant 7 universités proposant un enseignement à distance sans pré-requis d’âge, de nationalité, ni de formation antérieure. La bibliothèque leur propose pour l’instant un service de référence par courriel ou SMS (et bientôt par messagerie instantanée), un blog d’information et des podcasts, la possibilité d’emprunter des documents (envoi postal), l’accès aux bases de données. Le service sera rapidement amélioré avec l’achat de plus de documents disponibles pour le prêt, l’amélioration du site web, une lettre d’information envoyée chaque semestre aux nouveaux inscrits, et surtout la présence de la bibliothèque sur Blackboard (la plateforme de e-learning), avec la possibilité de contacter la bibliothèque depuis Blackboard, et encore plus UV intégrant un quizz ou des connaissances en maîtrise de l’information. Chouette !

NB : sur ce sujet et le suivant, voir un article à paraître à la fin de l’année dans un n° du BBF consacré à la recherche, suite à mon séjour à Perth (Australie) en décembre 2006…

Réservoirs institutionnels
Des bibliothécaires d’Universiti Technologi Mara, campus du Sarawak, ont présenté leur projet de réservoir institutionnel (réservoir de publications des enseignants et étudiants de l’université). Ce réservoir ne contient pour l’instant que les notices bibliographiques mais proposera bientôt le plein texte. Le bibliothécaire, responsable de la base, doit mettre en place la politique de gestion (quelles métadonnées ? comment gérer les différentes versions d’un même article ?) et de conservation du contenu. S’il est évident qu’un tel réservoir donne de la visibilité à l’université et aux travaux de ses chercheurs, le défi reste de convaincre les auteurs d’y verser leurs travaux… ce qui ne manque pas de soulever le sujet du droit d’auteur, de la reconnaissance des publications en ligne versus publications papier, de la rémunération et de la critique par les pairs… Cette présentation a changé quelques unes de mes idées sur les bibliothèques de Malaisie ! D’autant plus que j’ai appris que le réservoir institutionnel de l’University of Malaya (Kuala Lumpur) avait été inauguré la semaine dernière !

Conclusion
En conclusion des 3 jours de conférence, les points suivants ont été soulignés – la plupart sont valables pour d’autres pays que la Malaisie ! :

  • être imaginatif et proposer des services innovants
  • externaliser à défaut d’obtenir du renfort en personnel
  • définir une politique de numérisation institutionnelle
  • développer des bases de données et numériser dans les “niches” (= ce que ne font pas les prestataires commerciaux)
  • fournir d’excellents services de référence
  • être leader en knowledge management
  • intégrer le e-learning aux pratiques actuelles
  • utiliser des logiciels libres
  • travailler en réseau
  • proposer à l’usager ce qu’il veut : de l’information fiable, gratuite, accessible partout et tout le temps
  • militer contre les droits d’auteur trop longs (en Malaisie, 50 ans après la mort de l’auteur !)
  • et enfin, changer les mentalités des bibliothécaires…