Vu à Singapour : des étiquettes de cotes qui facilitent le rangement des livres et le répérage des livres mal rangés. Comment, me direz-vous, dans des bibliothèques équipées en RFID, n’utilise-t-on pas le fameux assitant digital ?? Si, bien sûr, mais uniquement pour les inventaires annuels. Au quotidien, du personnel (dédié au rangement, pendant les 11 heures quotidiennes d’ouverture, 7 jours sur 7) comptabilise les livres consultés et remis dans des bacs prévus à cet effet, range les retours et reclasse les livres déclassés. Et ce grâce à des étiquettes de cotes lisibles (même avec 3 chiffres après le point de la Dewey!) par un code de couleurs. Un livre déclassé saute toute de suite aux yeux ! (désolée, je n’en ai pas trouvé !!)
Remarquer au passage : l’icône avec l’avion, pour rendre la Dewey compréhensible aux non-bibliothécaires (vu aussi en Australie, on doit avoir cela en France, personnellement je n’aime pas du tout, d’autant plus que le classement des documentaires est facile à comprendre : 10 thèmes qui regroupent chacun un certain nombre de classes Dewey, le principe étant :”le même classement que dans une librairie”). Mais là où l’on se croirait vraiment dans une librarie, c’est en voyant le nombre titres différents de guides de voyage (ici le Canada, qui n’est pourtant pas à côté de Singapour !), et le nombre d’exemplaires, tous de la dernière édition ! La politique générale d’acquisition est de répondre aux demandes du public = achat des documentaires en 2 ou 3 exemplaires, et de la fiction en 3 à 4 exemplaires, voire 7 pour un tome de Stephen King ou 20 pour Harry Potter !!
(je précise que ces exemples sont pris dans une bibliothèque de quartier de 4000 m2).
Revenons aux étiquettes : il fallait y penser, donc ce n’est pas gratuit. Colormarq (la société qui a eu cette idée) vend le logiciel qui permet de les imprimer. Ce qui m’a semblé très peu pratique et qui fait très “livre de bibliothèque” : l’étiquette est très large (enfin cela dépend du nombre de chiffres après le point !) et une fois rabattue sur la couverture, elle masque souvent une partie du titre ou de l’auteur ou pire, des deux. Mais elle permet aussi de repérer facilement les livres de la NBL (réseau des bibliothèques publiques de Singapour), par exemple dans le métro : c’est fou le nombre de gens qui lisent des livres de la bibliothèque !

