Non, il ne s’agit pas d’un remake d’un fameux livre ou d’un fameux film ou des deux, mais de quelque chose de très sérieux, un code-barres à deux dimensions. Son intérêt ? Il peut contenir beaucoup plus de données qu’un code-barres normal. A quoi peut-il servir dans une bibliothèque ? Un exemple parmi d’autres : vous prenez en photo, avec votre téléphone portable, le code-barres à 2D situé sur une affiche à côté de la boîte de retour automatique à l’extérieur de la bibliothèque, où vous venez de rendre vos livres (vous veniez en effet de recevoir un SMS vous indiquant poliment que si les livres n’étaient pas rendus avant le lendemain, vous auriez 0,15 S$ d’amende par livre et par jour de retard). Vous avez maintenant accès, via leurs URL, aux programmes culturels de bibliothèque et dans les autres établissements culturels de Singapour. Voilà à quoi ressembe un code-barres 2D :
La bibliothèque nationale de Singapour a récemment mis en place un système similaire mais moins puissant, qui fonctionne avec téléchargement par infra-rouge ou Bluetooth (ici pour obtenir des informations sur l’exposition) :
Pour revenir au code-barres à 2D, ses applications sont multiples : il permet d’accéder à des ressources web ou multimédia, d’effectuer un paiement, de renvoyer des informations. Il est actuellement utilisé pour les passeports tunisiens, les visas américians, pour la billeterie, notamment celle des compagnies aériennes, et même comme support publicitaire pour des marques de hamburgers (je n’en citerais aucune) ! Une autre application est Semapedia, qui “relie le monde virtuel au monde physique, reliant un espace spécifique avec les informations disponibles sur internet” (en l’occurrence : Wikipedia), grâce à des “Tag-Semapedia, réels liens physiques (hyperliens) lisibles depuis les téléphones cellulaires munis de photo caméra”. Ainsi si vous allez au Palazzo di Città de Turin, vous trouverez un code à 2D : pris en photo avec votre portable, il vous donnera directement accès à l’article Wikipedia correspondant…
Une des idées de la bibliothèque de Singapour est d’utiliser le code à 2D pour délivrer de l’information à un public ciblé, pour obtenir dans un endroit donné l’avis des usagers (“feedback”) et ainsi tester et aider la mise en place de nouveaux services, pour consulter le catalogue (pour cela il y a d’autres solutions, déjà mises en pratique ailleurs). Mais il existe encore quelques obstacles techniques (problèmes de sécurité et manque de standards)…







