… en raison de l’arrivée d’un bébé lecteur ! A très bientôt !

La bibliothèque publique de Miri dépend de celle de Kuching (voir ce billet). L’architecture du bâtiment est d’ailleurs presque aussi imposante :
Il est situé au milieu d’un grand parc arboré, qui comprend un amphithéâtre extérieur et même une piscine publique (la première que je vois en Malaisie!).
Je commence tout juste mes investigations sur les reliures de ces manuscrits. Voici donc quelques notes d’après mes observations et mes lectures (maigre bibliographie sur la codicologie des manuscrits malais !):
Matériaux
Les plus fréquents sont le cuir, le carton et le tissu.
Manuscrits à reliure dorée (Bibliothèque Nationale de Malaisie, mss 1720, 1721, 2230, 1713)
Reliures de tissu (BN, mss en cours de catalogage)
Manuscrit de jurisprudence islamique avec jaquette en peau de chèvre, Péninsule malaise, date inconnue (Musée des Arts islamiques).
Dans le monde malais, il semblerait que moins d’importance ait été apportée aux reliures que dans le reste du monde musulman.
Formes
Pour les codices : la reliure à rabat est assez fréquente.
Contenu, usage et possesseur
La reliure est liée:
Références bibliographiques sur les reliures des manuscrits malais :
« Covers: the outside story », in Malay Manuscripts, an introduction, Ros Mahwati Ahmad Zakaria et Latifah Abdul Latif, Islamic Arts Museum Malaysia, 2008, p. 79-83.
M. Plomp, « Traditional bookbindings from Indonesia », dans Bijdragen tot de taal- land- en
volkenkunde, 149 (1993), p. 571-592 (mais traite seulement des reliures en cuir d’Indonésie).
Bibliothèque du Musée des Arts Islamiques
Collections de manuscrits
Seul musée de ce genre en Asie du Sud-Est, le Musée des Arts Islamiques possède environ 1000 manuscrits, et s’est vu confier la garde des 4000 manuscrits du Département pour le Développement de l’Islam en Malaisie (JAKIM). Une galerie du musée est dédiée aux manuscrits, exposés par rotation.
Catalogage
Alors que les manuscrits des collections propres du Musée sont relativement bien documentés, ceux du JAKIM le sont beaucoup moins, même si tous sont brièvement décrits dans la base de données des collections du musée.
Leur catalogage précis est en cours : un millier a déjà été décrit sous forme papier. La moitié de la collection devrait être décrite d’ici fin 2008, par 3 bibliothécaires. Tous les manuscrits du JAKIM concernent de près ou de loin l’islam, sont écrits en arabe ou en jawi et proviennent de Malaisie. La plupart sont du 19ème siècle, quelques uns seulement datent du 18ème (provenance de Patani).
Les manuscrits des collections propres du Musée ont des provenances plus diverses : Chine, Asie du Sud Est, Turquie, Afrique, …
Aucun des manuscrits n’est microfilmé ni numérisé. La biblitohèque a d’autres priorités, notamment la numérisation d’une collection d’ouvrages imprimés sur les céramiques islamiques.
Conservation
Le Musée des Arts Islamiques dispose d’un récent atelier de conservation-restauration qui traite tous les matériaux (voir billet précédent).
Histoire du livre
La directrice de la bibliothèque a suivi il y a quelques années un séminaire de 3 semaines sur l’histoire du livre et le catalogage des manuscrits d’Asie du Sud Est à l’Université Islamique Internationale, dont François Déroche était un des animateurs. Contrairement au monde persan ou turc, le monde malais semble assez peu étudié du point de vue de l’histoire du livre.
Autres collections
La bibliothèque comporte 10000 volumes sur les arts et la culture islamiques. Anecdote : les acquisitions en provenance de pays étrangers se heurtent parfois à la censure de l’Internal Security Department, certaines publications étant jugées non conformes à l’interprétation du Coran telle qu’elle est admise en Malaisie…
Le SIBG utilisé est ILMU (module acquisitions, catalogage, prêts), utilisé dans la plupart des bibliothèques publiques de Malaisie, développé par un fournisseur local ; il n’a pas encore de version en ligne.
La bibliothèque (5 bibliothécaires) est ouverte uniquement sur rendez-vous, du lundi au vendredi de 10h à 17h. Le cadre est magnifique, le confort optimal, et le silence assuré…
Une ressource intéressante : le site web de l’Islamic Manuscript Association dont le siège est à Cambridge.
J’avais déjà défriché le sujet dans un précédent billet et surtout dans quelques pages écrites à l’occasion d’un colloque en 2006.
Je suis depuis retournée à la pêche aux informations… à leur source, c’est-à-dire à la Bibliothèque nationale de Malaisie et au Musée des Arts Islamiques. Voici donc une mise à jour sur les deux principales institutions qui conservent des manuscrits malais en Malaisie.
Bibliothèque nationale de Malaisie – Centre des manuscrits malais (créé en 1985)
Acquisitions
- 773 microfilms de manuscrits conservés dans des bibliothèques étrangères (dont 166 à la BnF),
- 161 microfilms de manuscrits conservés en Malaisie (Musée du Kelantan, Musée du Sarawak, University Malaya, Institut de la langue et de la littérature, individuels).
On regrettera que quasiment aucun manuscrit provenant des collections privées des sultans des différents états de Malaisie n’ait été proposé ni même signalé à la Bibliothèque nationale – le cas de l’Hikayat Hang Tuah (ms 1713) acheté en 1992 à une famille royale de l’État de Kelantan est une exception. Il a depuis été inscrit au registre Mémoire du Monde de l’Unesco avec deux autres manuscrits.
Personnel
Cataloguage
Manuscrit de la Bibliothèque Nationale en cours de catalogage
Microfilmage et numérisation
813 manuscrits des collections ont été microfilmés à ce jour (à terme tous devraient l’être) et environ 500 manuscrits ont été numérisés et décrits brièvement avec des métadonnées maison basées sur le Dublin Core. Ils ont été mis en ligne en 2003 (Online Malay Manuscripts Portal) lors de l’Organisation de la Conférence Islamique (OIC) conjointement avec l’ouverture de la Bibliothèque numérique islamique internationale. Mais pour des raisons techniques, le site ne fonctionne plus depuis plus de deux ans !!
L’unité mobile de microfilmage est déployée pour des opérations de microfilmage hors les murs. Ainsi au printemps 2008, une équipe de la Bibliothèque nationale et de l’Université Malaya a passé deux semaines à Buton en Indonésie pour microfilmer et conditionner une collection privée de manuscrits malais. Il faudra que je me renseigne pour savoir si cela entre dans le cadre du projet Endangered Archives de la British Library / Arcadia : « Locating, documenting and digitising : the endangered manuscripts of the legacy of the Sultanate of Buton, South-Eastern Sulawesi Province, Indonesia« , dirigé par Mr S. Suryadi, Leiden University (29420 £ pour 14 mois). A noter aussi : le projet « Riau Manuscripts, the gateway to the Malay intellectual world« .
Recherche
La Bibliothèque nationale essaie d’encourager les recherches sur les manuscrits malais. Un « Guest Scholar Programme » a été créé, qui prend en charge la publication des recherches, sous certaines conditions.
Conservation
Le Service de conservation et de restauration de la Bibliothèque nationale effectue des opérations de dépoussiérage, gommage, désacidification (une des principales causes de destruction des manuscrits est l’acidité du papier), doublage, comblage des déchirures, reliure. A lire dans un prochain billet…
Manuscrits 2619 et 219, Bibliothèque Nationale de Malaisie
Le Centre de Conservation du Musée des Arts Islamiques a ouvert en 2003 et fonctionne aujourd’hui avec 15 professionnels de la conservation. Un des acteurs de l’ouverture du centre et son actuel directeur adjoint est d’ailleurs un spécialiste de la conservation du papier, en retraite de sa carrière aux Archives Nationales de Malaisie (retraite à 54 ans pour les fonctionnaires malaisiens ! Ce qui laisse de temps de se lancer dans une nouvelle vie…).
Le Centre de Conservation est divisé en 4 sections :
Les objets qui entrent dans les collections passent tous un petit séjour dans la « salle d’attente » pour observation. Les objets « douteux » subissent une fumigation et sont mis en quarantaine sous scellés dans un environnement anoxique.
Poissons d’argent et moisissures sont les infestations les plus fréquentes. Une unité de traitement mobile vient d’être acquise, afin de faciliter les interventions de traitement des moisissures, notamment dans les galeries du musée, sans disperser les spores.
Trois restaurateurs spécialisés dans le traitement du papier et du parchemin sont chargés des manuscrits, des livres imprimés, des rouleaux et des reliures. La restauration de 30 rouleaux chinois sur papier est en cours : retrait du support de doublage du dos, nettoyage, petites réparations, remplacement du dos par un doublage en papier Kozo, retouches.
Restauration d’un rouleau sur papier (Chine, 1987)
La restauration des livres inclut la reliure et la réparation des livres « modernes » de la bibliothèque du musée, mais aussi la restauration des manuscrits : nettoyage (gommage), réparations en papier Kozo, désacidification en milieu non acqueux, reliure (en Buckram -pas tres esthétique!- ou, si le volume est mince, simple emballage dans du papier de soie), encapsulation dans du mylar pour les documents en feuille.
Le colmatage n’est pas utilisé pour les manuscrits (contrairement à ce qui se fait à la Bibliothèque Nationale de Malaisie, voir billet précédent); si besoin, les manuscrits sont renforcés avec du papier Kozo ou du papier de soie.
Chaque étape du traitement est documentée par des photographies et un rapport écrit :
Le Centre de Conservation propose des formations pour le personnel d’autres institutions de Malaisie. Je n’ai pas vraiment saisi s’il y avait des liens avec la Bibliothèque Nationale, mais il m’a bien semblé des deux côtés que non…
Les manuscrits malais sont fragiles : papiers et encres acides, cahiers parfois non reliés.
Le Département de la Conservation de la Bibliothèque Nationale de Malaisie a été créé depuis 1979, pour préserver et restaurer les collections patrimoniales : manuscrits malais, livres anciens, documents déposés dans le cadre du dépôt légal (depuis 1966).
Restauration:


Ensuite les pages sont massicotées et le tout est relié… On est plutôt loin de l’aspect initial du manuscrit !
Alors que le discours du chef-restaurateur (enfin ce que j’en ai compris !) est que tous les manuscrits un peu abîmés subissent ce traitement, celui des bibliothécaires (même remarque) est que ce sort est réservé aux seuls manuscrits en très mauvais état…
Les livres imprimés du 19e dont le papier est cassant sont doublés avec du « Crompton tissue » (à base de PVA, encollage au fer à repasser).
Istituto Centrale di Patologia del Libro : Carlo Federici est venu en 2000, et a introduit les techniques de restauration aujourd’hui utilisées (à la place du doublage des manuscrits avec de la soie et de la reliure systématique des manuscrits non reliés). Des experts de Corée, d’Allemagne et de Russie sont également venus partager leur savoir-faire.
Contrôle climatique : la stabilité du taux d’humidité est peu aisée à obtenir sous un climat tropical… Aussi des déshumidificateurs mobiles sont utilisés ponctuellement dans les réserves pour suppléer les climatiseurs. Des sachets de gel de silice sont placés tous les 30 cm2 et régulièrement changés. Les thermohygrographes sont surveillés de près, notamment après une forte pluie.
Conditionnement : Des boîtes et des pochettes en matériaux neutres sont utilisées pour conditionner les manuscrits, qui sont rangés à plat sur les étagères.
Le Département de la Conservation compte 33 personnes, dont 22 restaurateurs, qui ont été formés aux Archives Nationale de Malaisie, en Allemagne ou en Inde pour certains. Il joue un rôle de conseil et de formation auprès des biblitohèques publiques de Malaisie, et d’information : deux fois par semaine, il reçoit la visite d’élèves de Kuala Lumpur et des environs !
Un passage à Hong Kong m’a permis d’avoir un rapide aperçu des bibliothèques publiques.
Nombreuses, très fréquentéees, marquées par leur passé « britannique », un peu veillotes pour certaines, mais offrant un catalogue en ligne, le WIFI (dans le cadre de GovWIFI), etc.
Sections jeunesse et adulte de la bibliothèque de Yau Ma Tei
Réseau
La biblitohèque la plus importante est Hong Kong Central Library. Ouverte en 2001, ses 33 000 m2 proposent 2 millions de volumes sur 12 étages, dont notamment le dépôt légal de Hong Kong et les publications de 80 organisations internationales, et moins sérieux, une ludothèque.
Viennent ensuite les 5 bibliothèques principales : City Hall, Kowloon, Tuen Mun, Tsuen Wan, Sha Tin, réparties sur le territoire (très vaste contrairement à l’image qu’on en a !).
Ouverture
Services
Section jeunesse de la bibliothèque de Sha Tin
Catalogue
Le réseau de Hong Kong a son propre catalogue (bilingue mandarin/anglais) et fait partie Pearl River Delta Library Catalogue qui comprend, outre le réseau de Hong Kong:
Le réseau propose aussi le service en ligne : Ask a librarian.
Activités
Le 7ème Festival de littérature de Hong Kong a eu lieu du 27 juin au 14 juillet 2008. Organisé pour la première fois en 1997 par le réseau des bibliothèques, il est soutenu depuis 2002 par le Conseil pour le Développement des Arts : conférences, séminaires, rencontres d’auteurs, remise de prix, etc.
Etudiants à la bibliothèque de Yau Ma Tei
Depuis 1992, les supports de cours de l’Open University de Hong Kong sont mis à disposition dans 16 bibliothèques publiques.
Efficacité
Les bibliothèques s’engagent à effectuer dans les 10 minutes toute nouvelle inscription et renouvellement de carte, et dans les 5 minutes tout emprunt, retour et réservation d’ouvrage. D’après le site web, 100% de ces objectifs ont été remplis en 2006 ! Cet engagement fait partie de toute une série de ce type, formulés par le Département de la Culture et des Loisirs, et concernant aussi les muséees, les arts vivants et les monuments.
Un Public Libraries Advisory Committee a été formé en mai 2008 pour »conseiller le gouvernement » sur les stratégies de développement du réseau de lecture publique et la promotion de la lecture, de l’apprentissage et des arts. Il est composé de bibliothécaires, de professeurs, de délégués de la communauté et de représentants politiques. Intéressante pratique de « lobbying »…
Mieux vaut tard que jamais ! Voici donc la version « blog » (plus facile à lire !) d’un article paru dans le BBF t. 53, n°4, rubrique « Tour d’Horizon », écrit suite à la Conférence de l’IFLA sur les périodiques à laquelle j’ai assisté du 1er au 3 avril 2008, à Bibliothèque nationale de Singapour.
Organisée par l’IFLA (Section des Périodiques, Section Préservation et Conservation, Programme Préservation et Conservation-PAC) et la Bibliothèque nationale de Singapour, la conférence a principalement évoqué :
Numérisation
Bibliothèque nationale de Finlande
Bibliothèque Nationale d’Australie
Bibliothèque de l’Etat fédéral de Bavière
Projets de numérisation des journaux dans le monde germanophone :
British Library
Bibliothèque Nationale des Pays Bas
National Digital Newspaper Programme (NDNP, 2005-2009)
Fourniture de fichiers numériques par les éditeurs
Bibliothèque de l’Université du Zimbabwe
Bibliothèque Nationale de Singapour
Bibliothèque nationale de France : dépôt légal numérique des quotidiens régionaux
L’importance des microfilms
Dans nombreux cas, ils sont :
International Coalition on Newspapers (ICON)
La question de la collecte et de l’archivage des journaux en ligne
Bibliothèque Nationale de Suède
Conclusion
Du pain sur la planche…
Le Centre de Restauration des livres précieux
Les ateliers de restauration existent officiellement à la Bibliothèque Nationale depuis 1953, et depuis 1980 sont dédiés uniquement aux livres rares.
Cependant d’importants travaux de restauration avaient commencé bien avant, notamment avec 20 années de travail (1946-1965) sur une collection de Tripitaka (Zhaocheng Trpitaka) acquise par la biblitohèque. La priorité a ensuite été donnée aux documents les plus précieux (et les plus volumineux), comme l’Encyclopédie Yong Le Da Dian (près de 23000 volumes, début 14e siècle), les documents Tangut (10e siècle), et depuis 1991, l’immense chantier de restauration des documents de Dunhuang (4e-10e siècle). Au début des travaux de restauration, les manuscrits étaient entièrement doublés et encadrés de soie, par souci esthétique… Heureusement ce n’est plus le cas aujourd’hui, et le mot d’ordre est » The book as it is » = intervention minimale. Des échanges de savoir-faire ont eu lieu ces dernières années entre Pékin, Paris (BnF) et Londres (British Library).
Tous les documents qui entrent dans les collections sont congelés à très basse température afin d’éliminer de possibles contaminations (prestataire externe).
Restauration d’un manuscrit de Dunhuang (exemple)
Les manuscrits de Dunhuang en cours de restauration sont les moins abîmés, étant donné que la partie la plus fragilisée du fonds a déjà été restaurée. La restauration que j’ai pu observer consistait à combler les endroits endommagés du rouleau avec un papier d’écorce et une colle d’amidon, et à ajouter un doublage sur les bords fragiles. Le papier choisi est d’une couleur légérement différente de celle du manuscrit afin de mettre discrètement en évidence les parties restaurées.
Manuscrit de Dunhuang restauré
Le manuscrit est ensuite mis sous presse. Une fois retiré de la presse, il est roulé avec une feuille de papier d’écorce pour protéger la première partie du rouleau, puis rangé dans une boîte étanche en nanmu (bois très parfumé réputé chasser les insectes). Il rejoint ensuite les tiroirs des meubles fermés où sont rangés les manuscrits de Dunhuang.
Tous les éléments qui documentent l’histoire du manuscrit sont conservés : y compris, dans le cas de ce manuscrit de Dunhuang, la boîte de 1911 dans lequel il était rangé,… et les crottes d’oiseau !
Les manuscrits de Dunhuang sont très rarement acides. Les documents acides (notamment ceux écrits sur papier de bambou) subissent un nettoyage.
Colmatage
La colmateuse n’est jamais utilisée pour les manuscrits. Ici elle est utilisée pour des documents imprimés du 17e siècle, qui ont été perforés par des insectes.
Document avant passage dans la colmateuse
Estampages
Les estampages ne sont doublés qu’aux angles, par le verso. Ici la réparation se fait avec du papier de coton et de la colle d’amidon (le support original est du papier d’écorce).
Documents sur soie
Document sur soie jaune comblé avec du papier
Conditionnement
Les boîtes en nanmu ne sont utilisées que pour les rouleaux les plus précieux (100 euros la boîte…). Testée en immersion pendant 15 jours, si après cette période, l’intérieur de la boîte est sec, la boîte est conforme !
Pour les livres, des boîtes à rabats de style traditionnel sont confectionnées sur place, recouvertes de tissu à l’extérieur et doublées de papier neutre, avec attaches en os.
Projets
Actuellement le centre de conservation, qui emploie 19 personnes, possède 3 laboratoires : chimie, physique et biologie. Un laboratoire plus grand est prévu.
Un plan d’urgence, dont l’élaboration a commencé en 2007, devrait bientôt voir le jour.
Enfin à plus large échelle, la BN est pilote dans le « Programme national de Préservation des livres anciens » (billet précédent). Malheureusement les forces manquent (peu de personnel formé à la conservation) mais des efforts réels semblent exister.
Soulignons également que la Bibliothèque nationale de Pékin est le Centre Régional du programme Préservation et Conservation de l’IFLA.